Après l’acquisition d’une caméra monochrome (ASI 1600MM) et d’une roue à filtres, il est temps maintenant de faire de la trichromie sous toutes ses formes.
Le but est d’améliorer la définition (les pixels étant monochromes et non plus regroupés en matrice de BAYER comme sur les caméras couleur)
Les filtres (en particulier S, H et O) permettent de rejeter le plus possible de lumière parasite. Leur pic de passage est en effet très étroit, ne laissant passer que les longueurs d’onde du Soufre ionisé S2 ou de l’Hydrogène ionisé Halpha ou de l’Oxygène O3.
Ensuite les trois couches sont assemblées pour réaliser une photo couleur, en attribuant une couleur à chaque couche. Si on utilise bien sur du rouge sur la couche rouge, du vert sur la couche verte et du bleu sur la couche bleue en trichromie classique (en rajoutant une 4ème couche de Luminance), c’est plus abstrait pour les filtres interferentiels SHO.
Dans une composition HOO, le rouge est attribué à la couche Halpha, les couches bleue et vertes étant attribuées à l’O3, ce qui donne des couleurs presque « naturelles » puisque le Halpha émet en rouge et l’O3 en vert.
Dans une composition SHO, le rouge est attribué au S2, le vert à l’Halpha et le bleu à l’O3, ce qui donne un aspect tout sauf naturel, mais beaucoup plus exploitable scientifiquement. C’est la palette de couleurs classiquement utilisée par le télescope Hubble, et on lui a donné son nom : palette Hubble.










